Mayotte est une
collectivité
départementale d'outre-mer française
située dans l'archipel
des Comores
au nord-ouest de Madagascar.
Elle est constituée principalement de deux îles,
Grande Terre et Petite Terre. Elle se situe dans le canal de Mozambique,
dans l'océan
Indien. La plus forte densité des DOM-TOM
avec 428 hab./km². 90% de la population est musulmane.

Histoire
Commes pour les îles de l'archipel des Comores,
les premières migrations débutent au VIIIe siècle.
Le premier sultanat
se serait établi sous les noms de Maoré ou Mawati vers 1500.
Ce qui correspondrait également aux premières rencontres avec les
Occidentaux.
Pour la période de 1500
à 1843 voir la liste
des sultans de Mayotte.
- 1832 :
Conquise par Andriantsoly,
Roi de Iboina
à Madagascar.
- 1833 :
Conquise par Mohéli.
- 19
novembre 1835 :
Conquise par Anjouan.
- 1836 :
Indépendance.
- 25 mars
1841 :
Établissement d'un protectorat
qui est ratifié le 13
juin 1843.
Mayotte dépent administrativement du Gouverneur de la Réunion.
- 30 mars
1896 :
Le protectorat s'étend sur l'ensemble de l'archipel, Mamoudzou
en est la capitale.
- 25
juillet 1912 :
Annexion par la France ;
l'ensembre de l'archipel est sous dépendance administrative de Madagascar.
- Décembre 1974 :
C'est la seule île de l'archipel à voter aux référendums
pour conserver ses liens avec la France.
Les autres îles déclarent leur indépendance. Le vote est de 63,8% en
faveur de la conservation de ce lien, alors qu'il n'est que de 0,6% dans
les autres îles (soit 99,4% contre). La société mahoraise, plus encore
que celles des autres îles des Comores, est alors très peu influencée
par le mode de vie occidentale et vit au rythme de la vie musulmane
traditionnelle.
- 24
décembre 1976 :
Mayotte confirme son premier vote et devient un collectivité
territoriale malgré la non reconnaissance de l'appartenance de
Mayotte à la France par le Droit Internationale, l'ONU
et l'OUA. Si le
droit français s'applique, le droit traditionnel musulman peut également
y être appliqué au gré des justiciables par les tribunaux locaux présidés
par les cadis.
- À partir des années
1990, on note un fort investissement économique français et un
profond changement de la société mahoraise, ce qui ne va pas sans créer
un certain malaise. Pourtant la volonté de modernité ne faillit pas. En
résumé, on peut dire, pour résumer l'état d'esprit des Mahorais, que
hors modernité forcée, pas de salut.
- 11
juillet 2001 :
Suite à une élection dont le résultat ne laisse aucun doute sur la
volonté des Mahorais de rester Français (73%), le statut de l'île
change pour un statut assez proche de celui des départements
d'outre-mer : une collectivité départementale d'outre-mer.
Depuis 1975,
l'île est toujours revendiquée par l'Union
des Comores et l'Union
africaine reconnaît ce territoire comme occupé par une puissance étrangère.
En 1976, La RFI
des Comores a saisi le Conseil
de sécurité des Nations Unies qui rejette la demande de reconnaissance
de la souveraineté de la RFI des Comores sur Mayotte par 14 voix pour et une
voix contre (« véto français »). En 2004,
la France a vote contre une autre résolution (« véto français»).
Durant ce temps, les élus de Mayotte, fortement poussés par la population,
tentent d'obtenir de la France le statut de département afin d'assurer un
ancrage définitif de l'île au sein de la République Française. Depuis le
rattachement à la France l'immigration clandestine venant essentiellement d'Anjouan
(l'île la plus proche) n'a fait que s'accentuer sans que les élus locaux et
le gouvernement français réagissent.
Cette question de l'immigration crée aujourd'hui des tensions locales.
Jusqu'à présent, les immigrés clandestins comoriens, venus chercher
l'Eldorado, servaient souvent de main d'œuvre pas chère, dans des conditions
de travail proches de la condition d'esclaves, pratique courante depuis des
années et exercée en toute impunité par certains entrepreneurs mahorais.
Aujourd'hui, alors que la politique intérieure de la France s'est resserrée
et que la démographie locale ne fait qu'augmenter, le désir de refouler ces
clandestins vers les Comores se fait de plus en plus sentir. Aucune structure
n'existe pour aider ces clandestins, aucun service social hormis la DDASS, et
aucune coopération entre la France et les Comores ne semble se développer
sur la question de la santé.
Dzaoudzi-Labattoir
a été le chef-lieu transitoire de Mayotte. Mamoudzou
en est devenu le chef-lieu par arrêté ministériel.
Géographie
Mayotte est composé de plusieurs îles et îlots, les deux plus grandes
sont Petite Terre et Grande Terre entourées par un lagon de 1
500 km² formé par le récif de corail
qui entoure la quasi totalité de l'île à l'exception d'une large passe à
l'Ouest appelée " Passe en S " et du côté Nord-Ouest. Le lagon
est parsemé d'une centaine d'îlots coralliens dont certains comme M'Tsamboro
sont de tout beauté.
Les îles qui forment Mayotte sont géologiquement les plus anciennes des
Comores. Le récif procure un abri aux bateaux et à la faune océanique.
L'activité volcanique
passée des îles rend le sol particulièrement fertile.
Le climat est tropical.
Politique
La loi du 11 juillet 2001 applicable à Mayotte prévoit l'application
progressive du droit commun français à Mayotte, dans la perspective de l'évolution
vers le statut de département d'outre-mer. Mayotte est ainsi une collectivité
départementale, dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée,
en place depuis le 1er avril 2004. La décentralisation rencontre des écueils
similaires à ceux connus en 1982 en métropole, aggravés par la faiblesse de
la pratique démocratique qui est à la fois récente et plaquée sur la
culture ancestrale et cosmopolite des habitants de l'île.
Culture
Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d'origine comorienne
concernant 60% de la population, une seconde malgache,
fortement marquée par la première et enfin française
et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières.
Même si le français
est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire même écrivent)
le shimaore
et le malgache,
les deux langues principales de Mayotte. Cependant le mahoré a largement été
modifié du seul fait de métropolitains ayant cru bon de tenter création de
dictionaire.
Le moringue
analogue à la capoeira
brésilienne est encore pratiqué entre villages rivaux. La seule différence
avec la capoiera est que cette dernière se rapproche d'arts martiaux alors
que le moringue n'a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie.
Démographie
Mayotte a une population très jeune et qui croit de 4% par an. En 2002,
date du dernier recensement, 62,3% des habitants avaient moins de 25 ans.
La disparité énorme entre les conditions économiques de cette île
soutenue par la métropole et les autres de l'archipel distantes de moins de
70 km attire chaque année au moins une dizaine de milliers de clandestins
dans de frêles embarquations appelées " Kwasa Kwasa ". 30 à 40%
des résidents du territoire y sont arrivés illégalement. La maternité de Mamoudzou
est la plus grosse maternité de France avec 7 000 naissances annuelles.
65 à 75 % de ces naissances sont issues de l'immigration clandestine.
Malgré les 8 500 reconduites à la frontière effectuées en 2004,
on note de part cette arrivée massive de clandestins, principalement Anjouanais
et plus récement de Grand
Comoriens, un développement anarchique de villages construits de bric et
de broc sur des terrains squattés. L'article Mayotte, porte dérobée de
l'Europe (Benoît Hopquin) du journal Le
Monde daté du 20 novembre 2005 [1]
indiquait que le quartier de Kawéni constituait probablement l'un des plus
grands bidonvilles
de France.
Les tensions qui en résultent provoquent de nouveaux mouvements
migratoires complexes. D'une part, on enregistre fin 2005 un vaste mouvement
de retour au pays d'un certain nombre de Comoriens inquiets quant à
l'augmentation du ressentiment qu'ils suscitent. Par ailleurs, on sait
qu'entre 13 et 35 000 Mahorais vivraient désormais à la Réunion.
Santé
Mamoudzou
est l'unique ville où se trouve un hôpital,
dont une annexe est ouverte a Dzaoudzi,
sur Petite-Terre. Des maternités dites intercommunales sont en cours de
construction ou en projet sur plusieurs site de la Grande Terre : Kahani,
dans le centre et Chirongui dans le sud. Depuis le 1er
avril 2005,
les soins ne sont plus gratuits sur le territoire. Les patients doivent présenter
une carte de Sécurité sociale ou acquitter un droit forfaitaire auprès des
structures de soins publics ou des honoraires auprès d'un médecin privé.
Depuis 2005, une maternité très moderne a vu le jour à Mramadoudou.
Mais la grande majorité des naissances à lieu à Mamoudzou
Villes
Tourisme
Cette île offre moins de plages de sable blond que ces voisines (Les
Seychelles, îles Maurice, Madagascar) mais elle est un vrai paradis pour
naturalistes et sportifs.
Dans le lagon on peut croiser des baleines et leurs baleineaux, des
dauphins par centaines et sur les plages désertes les tortues
vertes viennent pondre à la nuit tombée.
Activités : randonnée au volcan éteint de Petite
Terre, randonnée au Mont
Combani, observation des lémuriens Makis
de l'îlot
Bouzy, plongée parmi les poissons tropicaux, baignade aux plages de sable
blanc des îlots.
Liens externes
Mayotte - Wikipédia